Pompe à chaleur à Bonchamp-lès-Laval : la commune la plus pavillonnaire
Bonchamp-lès-Laval détient un record dans la couronne lavalloise : 94 % de son parc de logements sont des maisons individuelles, et 75,9 % des habitants en sont propriétaires. Sur 6 302 Bonchampois, la quasi-totalité vit donc dans un logement où une pompe à chaleur peut techniquement être posée, et décide seule de le faire. Aucune autre commune du secteur ne présente une configuration aussi favorable.
Un pavillonnaire né dans les années 1971-1990
La commune s'est développée à l'est de Laval, à cinq kilomètres du centre, en suivant exactement la cohorte de construction dominante en Mayenne : 1971-1990. Ces maisons ont bénéficié des premières réglementations thermiques. Leurs murs sont isolés, même modestement, et leurs radiateurs acceptent un régime d'eau à 45 ou 50 °C. C'est le profil pour lequel la pompe à chaleur air/eau a été conçue, et celui sur lequel elle donne les meilleurs retours de consommation.
Autour de l'étang de Barbé et du domaine de Barbé, ancien haras, le bâti se fait plus ancien et plus rural. Fermes, dépendances reconverties, murs en moellons : les déperditions y sont plus fortes et les émetteurs souvent en fonte. Nous y travaillons en haute température, en reprenant seulement les radiateurs qui le méritent. Le secteur du moulin de Pochard, sur la Jouanne, ajoute une contrainte d'humidité que nous traitons par une implantation surélevée de l'unité extérieure.
Les lotissements les plus récents, ceux qui se sont construits autour des Angenoises et du centre culturel, relèvent d'une autre logique : plancher chauffant, besoins réduits, machines de faible puissance. À Bonchamp-lès-Laval, la densité des parcelles impose de réfléchir à l'emplacement de l'unité extérieure aussi sérieusement qu'à la machine elle-même. Nous discutons toujours cette implantation avec le client, plots antivibratiles et mode nuit à l'appui.
Le froid mayennais, en chiffres plutôt qu'en idées reçues
La question revient à chaque visite : et par grand froid ? Le record absolu relevé à Laval-Entrammes remonte au 2 janvier 1997, avec -12,2 °C, et la station ne compte en moyenne que 2,4 jours sans dégel par an. Une pompe à chaleur dimensionnée sur ces valeurs traverse l'hiver bonchampois sans faiblir, l'appoint électrique ne servant que de sécurité sur quelques matinées.
Le fioul et la chapelle de la Cassine
La Mayenne compte 80 % de maisons individuelles dans son parc, et c'est dans les plus anciennes que le fioul se maintient. À Bonchamp-lès-Laval, ces logements se trouvent dans les écarts, du côté de la chapelle de la Cassine et des exploitations qui bordent la commune. Nous y déposons la chaudière, dégazons la cuve, l'évacuons, et montons le dossier d'aides, qui atteint son niveau maximal sur ce type de remplacement.